Adieu mon amour, tu me restes déjà 8 septembre
Ecrit pour mon fiston, à l’occasion d’une rupture … montrer que leur manière d’arrêter était aussi belle que leur amour lui-même, qui restera tel qu’ils l’ont façonné
Il n’y a plus l’avenir,
Il y a ce que l’on a fait
Je ne veux pas de souvenirs
Mais seulement ce que je sais
On aurait pu bien sur
Fuir pour tout oublier
Gommer des phrases sans ratures
Frotter la toile juste posée
Il y a la douleur , bien sur
Il y a le prix du bonheur vécu
Le vide, et plus rien ne rassure
Et mes bras qui ne servent plus
On aurait pu la haine
Les cris troublants du désespoir
Ou tenter le regret, à peine
Ou bien, fier, passer sans te voir
Il n’y a plus l’avenir,
Il y a ce que l’on a fait
J’ai l’écho de ton rire, et pas l’ombre d’un regret
J’ai la fenêtre close où s’étouffaient tes pleurs
Une chapelle cachée où je me suis osé
Là sommeillent encore tes tourments enfantins