L’accident, Une nuit d’habitudes

Ce texte a été écrit le lendemain de l’accident (choc frontal) de christine, mon épouse… J’ai voulu garder en mémoire les images, les sons, …. Tout ce qui nous entoure quand on n’a plus rien et qu’il va falloir vivre

 

Un chemin de maison, aux contours amicaux

Qu’assombrissait déjà   une nuit d’habitude

Le bonheur, comme un dû, devait bientôt s’y rendre

 

Quand un fracas sans âme ouvrit grand nos fenêtres

La nuit dense soudain ne portais plus d’odeurs

Et nous avons marché vers toi comme si nous savions

Et là…

 

Un ange au casque lourd nous convia en ce monde

Ou de toi n’existait qu’une image fluide

Danse des gyrophares ou ton corps ondulait

 

On accouchait des tôles ce qui était ma vie

On te portait au ciel, reine de cette fête

On te priait de vivre et de ne pas t’enfuir.

 

Déesse tu mourais pour mieux nous revenir

Si forte était ta vie que ton absence claire

Nous offrit cette nuit l’or de ta renaissance

 

 

 

 

 



Vous qui vous embrassez

Brutalement projeté dans une situation pénible, je me souviens de la veille, d’une visite du jardin avec mon épouse…. Me rendant compte que j’avais vécu là un moment de bonheur énorme… sans même m’en apercevoir…

 

Quand le malheur s’impose

Il est simplement là

Brutalement sur moi…

 

Qu’hier était hier, et que ce jour n’est plus

Qu’une vie organique,

Recluse, triste et inquiète

 

Il me prend de rêver à ces bonheurs furtifs

Marcher à tes côtés en caressant ta main

Fouler l’herbe du champ en conduisant ton bras

 

Découvrir en chaque arbre une fleur ou un fruit

Et veiller avec toi la si belle nature

 

Je connaissais alors la chance que nous avions

Mais sans savoir vraiment

Qu’un rêve était en marche

Et que nos mains amies

Amoureusement enlacées

Seraient le lendemain

Un douloureux bonheur

 



Le cloitre des arbres

Je me retrouve brutalement coupé du monde, dans une chambre d’hôpital, et , par la fenêtre, le spectacle des peupliers courbés par la tempête … me parle

 

Le vent sur les grands arbres

Couchent leur ombre sur mon âme

En procession muette et humble

Leur torse incline un long feuillage

 

Prient-ils ou veulent-ils parler ?

M’emmèneront ils si j’entend 

Ce qui se chuchote en leur rang

Au long de leur marche immobile ?

Et je les écoute…

 

« Nous sommes les oubliés du monde,

Nous ne parlons qu’aux êtres seuls

Et qui cachent des larmes sous nos grands manteaux verts

Ceux qui ont tout en eux la chance de rêver »

 

« Ta peine t’a guidé jusqu’à nous

Nous t’aiderons, nous serons là

Et si ta peine suit le vent

N’oublies pas que nous étions là »

 




C’est vers toi que je vole

2006…. Je me retrouve éloigné de mon épouse, seul dans une chambre d’hôpital. Elle me manque, je lui dis.

 

C’est vers toi que je vole

Les ailes lourdes d’un bonheur rauque

Et ce voyage écrit dans l’âme

Reste à toujours mon seul salut

 

Il est un astre qui rayonne

Et parle à l’âme du bonheur

A la souffrance comme au sourire

Tu dis les mots qu’il fallait dire

 

Et je te cale dans mon cœur

Comme  tu l’as fait avant moi

J’ai une valise à la main

Et l’horizon au fond des yeux

 

C’est vers toi que je vole

Mère sourire aux mains câlines

Claire comme une eau de nos torrents

J’aime tant que tu m’éclabousse

 




Retour au chant des forets : La procession

Le poète tente des émotions et des rencontres, pour découvrir, mais avec cette quasi-certitude néanmoins qu’il court à sa perte, qu’il se prépare des souffrances à venir…. La procession s’organise quand il pressent la fin de la fête …

 

Tout est en place pour son réveil

Les cuivres sont clairs et brillants

Les uniformes étincellent

Le noir de la nuit les habille

Tout s’organise cette nuit

Pour un mariage en robe noire

La fête des amours sans voix

Et le retour dans la forêt

Je sais , dans l’aube ils se préparent

Pour m’acceuillir dés le réveil

Ils savent le froid matinal

Et la morsure dont je créve

Rien ne sera dû au hasard

Le chant nuptial était écrit

Moi-même leur ai donné les mots

Moi même, le La , le Sol, le Mi

La haie d’honneur se dresse en file

Devant ma maison endormie

Ils savent mon chemin par ici

Ils me savent bien plus que moi

Leur chant se fredonne déjà

Alors que la nuit pése encore

« Il osa ce qu’on n’ose pas «

« Il va perdre et vomir son rêve »

Ils le chanteront tout à l’heure

Heureux de me voir à nouveau

La gorge en feu je suis es leurs

Mon mal de vivre sous la peau

Ils sont dix ou peut être cent

Je n’ose les imaginer

Ils craignent les rêves d’enfants

Les amours folles liées en gerbes

Ils n’aiment pas qu l’on soit beau

Ils crachent sur l’eau des baisers

Et se rassurent des silences

Quand deux enfants cessent leur danse

Ils porteront nos corps en vie

Dans la fanfare et sous le vent

On avait osé trop et pire

J’avais imaginé la vie

Rendons-nous donc à l’évidence

L’absence est la sœur de la mort

Trop rêver est l’ami du sort

Un doigt sur ton destin posé

Les cuivres du long carnaval

Nous ramènent là d’ou l’on vient

Je l’ai nommée sans y penser

La porte du chant des forets



Le retour en cadeau

Florence a offert un bracelet à Christine, après que cette dernière lui ait rendu un service important, au moment important. Pour Christine, cette action est plus qu’un simple don, mais une marque de confiance, un engagement de Florence pour un nouveau départ positif dans une vie ‘toute neuve’. Le bonheur de l’une pour remercier l’autre, à son tour.

Tu as offert à une amie

Le bracelet qui lui plaisait

Tu as vécu un souvenir

Aimer comme tu as tant aimé

Tu as choisi pour dire ‘merci’

Mais aussi pour lui dire ‘bonjour’

Tu as donné et tu as pris

Ce qu’il fallait reprendre un jour

Tu as sans le savoir vraiment

Pris sur la vie un vrai départ

Les doigts serrés sur un cristal

Une question sur un serment

Prend donc au vol ce bras tendu

Auquel tu as offert de l’or

Appuies toi sur l’oiseau perdu

Prends le courage en son envol

Pour que ton choix soit si joli

Tu n’as fait qu’écouter ton cœur

Et retrouver loin dans ta vie

La source de tous tes bonheurs

Alors retournes loin babas

Ecoutes ceux qui y passèrent

Fais ce que tu aurais pu faire

Reprends ton vol sur ce bras là.




Les amoureux du chant des forets

Essayer de décrire un lien relationnel fort qui unie deux êtres, totalement en dehors de la vie courante. Ou se trouve t on entre le virtuel et le quotidien ? Que peut-on partager d’aussi fort, si le lien perdure ?

Tu peux les voir le soir venu

Prends garde à ne pas y penser

Ces deux amis aux cœurs blessés

Se sont simplement retrouvés

N’aies peur de leurs ombres sans voix

Ils n’ont plus qu’une âme pour deux

Et cherchent aux creux de leurs détours

L’éclat qu’un jour la vie leu prit

Ils parlent avec leurs yeux et ont peur de se perdre

Ils oublient dans leur jeu les années et le temps

Ils rêvent en parlant simplement de la vie

Et ne font aucun mal sous la lune endormie

En ces temps tristes et laids, quand l’homme brûle sa terre

Alors que comme avant, on tue pour des prières

Quel mal ont ils à faire à se parler d’amour

Simplement pour combler leurs manques, tour à tour

Une image leur plait, prend ses yeux en otage

Et elle voit son sourire qui la comble de joie

Il décrit simplement les courbes qu’elle dessine

Elle lui redonne vie en mimiques infantiles

Ils ne vous prendront rien, ces deux là ont souffert

Ils rattrapent un temps qui est loin derrière vous

Ce qui revit en eux chez vous n’a plus sa place

Vous appelez ‘Amour’ quand eux vivent une enfance

Elle pourra se tourner pour montrer qui elle est

Et lui, poser sur elle le signe d’une main

Ceux là savent déjà que la vie leur revient

Une part de l’enfance qu’ils n’ont jamais vécu

Ils devinent si vite un langage si clair

Déjà ses yeux rieurs ont pardonné leur peine

Il devra désormais protéger ce bonheur

Du dehors, des regards, et du temps qui oublie




Elle s’en va

 

Quand on croit avoir connu une jolie histoire d’amour mais que ce n’était pas de l’amour…. Mais de quoi sont faites ces étincelles ? AD

 

 

Aimer n’est pas aimer vraiment

On croit une main dans la sienne

On ne tenait que l’air du temps

Pourquoi as tu brisé le temps ?

D’un coup tu libéras mes chaînes

Qui l’aurait dit auparavant ?

L’amour avait mangé la haine

Tu étais là tout simplement

Te parler les yeux dans les yeux

Demain cela peut t’arriver

Ne plus avoir peur d’être toi

Sans religion, sans foi, sans loi

Et pour autant qu’il m’en souvienne

L’amour n’est ait que pour nous deux

Et pourtant mes mains t’appartiennent

Des gestes d’amour et de feu

Pourra t elle quitter le nid

Griffes douillettes qui te retiennent

Voler vers le miroir soleil

Mourir un peu rien que pour vivre

Mes yeux se closent en amertume

Ne plus rien voir ni en moi ni en eux

Ne plus rien espérer en l’une

Qu’un peu de pluie dans les cheveux

Mes yeux redoutent et capturent

Mes yeux ont mal au ventre ce soir

Mes yeux perdent de ta présence

Mes yeux ont peur tout simplement

Peur du silence ou de l’absence

Peur du réveil demain matin

Peur qu’on devine ta présence

Dans le royaume des oublis



Le mur du son

Texte pour ‘coller’ à une mélodie de Barbara. Le thème est une fois encore l’amour rendu impossible, du fait des convenances, de la société, des autres (la distance qui nous sépare dépasse le mur du son) …. Le poéte se permet de s’aventurer dans ces rêves, un peu plus que les autres, et en retire des instants de bonheur. Mathilde.

Il n’est question d’amour bohême

Ni l’aube triste au demeurant

Mets donc ta main la dans la mienne

Laisse respirer l’air du temps

Laisse donc battre les secondes

J’ai tant rêvé que tu sois là

J’ai fleuri la porte du monde

Et n’y laisse que toi et moi

J’aimerai que tu te souvienne

De ce jour et de cet instant

Que chaque jour tu y revienne

Retrouver que l’on s’aimait tant

Comme l’oiseau trouble l’eau triste

Quand il y plonge en s’amusant

Se posa sur la fleur de lys

Et chanta à coté de moi

J’ai senti la fraîcheur d’enfance

J’ai pu saisir ce moment là

Ma trop petite adolescence

Il y a un coeur aussi la bas




Le refuge de la caille

Quelques mots pour résumer une courte relation entre deux être : elle apporte son amitié et son charme, elle se confie (ce qui est également un don de soi). Elle attend un réconfort…. Mais ils savent , tant le roseau que l’oiseau, que ce moment est un passage, bref ….

Caille est venue là s’endormir

Et y troubler l’eau de la mare

Elle y versa ces quelques larmes

Bien décidée à repartir

Elle a suivi un peu des yeux

L’onde qui s’en allait mourir

Regrettait-elle encore un peu ?

L’ombre cachait jusqu’au sourire

Elle a choisi sous les roseaux

Une chapelle pour se recueillir

Ne plus savoir ce qui est beau

Chanter fort pour ne pas mourir

Elle avait connu d’autres oiseaux

Au cours de vols sous les vertiges

Elle priait seule ce jour là

Alcôve triste du temps qui passe

Silencieuse elle attendait

Le cœur baissé dans ses prières

Une âme pour la consoler

D’une absence de père et mère

Le roseau sentit la prière

Et se pencha pour caresser.

Les plumes fauves de son derrière

Se mirent alors à danser

Elle s’envola un jour de fête

Sous les flonflons on ne vit rien

Qu’une petite silhouette

Le frais du vent me fait du bien



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