Notre petite Dame

Christine, et la relation toute particulière qu’elle entretient avec la cathédrale de chartres… Je mentionne une petite chapelle, située entre Etampes et Milly la forêt

Elle fit station à Chartres
Et pria pour le mort
Et le pria si fort

Chartres l’a vue, seule à ses pieds
Elle y pria des souvenirs
Qu’elle avait sorti du passé
Pour mieux construire un avenir

La petite parle aux cathédrales
Et prie comme on faisait ‘avant’
Quand le moyen âge en sandales
Voyait fleurir ses artisants

Christine donne pour être belle
Elle offre son amour grandit
Elle a porté, devant Milly
Son cœur brûlant à la chapelle

L’autel, dressé pour les badauds
Les cierges y brillent dans leur lumière
Christine vint y poser ses mots
Ecrire le sourire de mon père

Elle vient à vous, aimez la fort
Chérissez la, et plus encore
Elle a en elle le beau du monde
Elle offre ce qu’elle puise de l’onde



Chagrin d’amour

 

C’est un chagrin d’amour

ça n’a pas d’âge ni de nom

ça vient un jour quand elle dit ‘non’

Un rêve qui ne voit pas le jour

 

C’est une barre sur le ventre

Et une boule dans la gorge

Un air bien trop brûlant qui rentre

Qui vient du soufflet de la forge

 

Ce chagrin est de tous les âges

Comme les larmes d’un visage

Il a suffit d’un mot de trop

D’un geste simple, regard idiot

 

Il revient nous voir la nuit

Quand le soir il nous fout la paix

Des rêves en trop, inassouvis

Un réveil à la voix cassée

 

C’est un chagrin sans raison d’être

Enfanté par un seul espoir

Il est né comme un jour de fête

Pour mourir, il attend le soir

 

Mourir comme un soldat du front

Il veut laisser un souvenir

Se rappeler de sa maison

Alors les blés allaient mûrir

 

Alors il rêve de moisson

D’un sourire fier, épis dorés

Avant d’y passer pour de bon

Il voudrait tout imaginer

 



La flamme soufflée

 

 

Je rapproche ici deux sentiments d’abandon, de perte, qui n’ont à priori rien de commun

 

Un cierge s’est éteint, une vie, un amour

Je ne sais plus très bien, il était loin, le jour

Il a quitté le monde, sa voix s’est fait silence

Tu as quitté ma vie… un malheur? Une chance ?

 

Ils viennent en procession, les derniers sentiments

Comme pour une chanson, les quelques instruments

Registres opposés, ils opposent leurs gammes

Mais dans un même affront, ils font cesser le drame

 

La flamme est donc soufflée, tragique le destin

Et tu manques d’enfance pour la ranimer

Des lumières ténues, ensemble sont éteintes

Le temps est révolu, qu’il suffisait d’aimer

 

Un amour, une vie, deux amis de l’espoir

Deux rêves sans lendemain, et la force d’y croire

L’un avait fait sa vie, l’autre la commençait

Deux peines à porter, et je dois vous quitter

 

Un amour comme un corps ne sait dire « au revoir »

Ils trichent avec le temps, profitent, ombres du soir

Ils tissent en secret la vérité qui vient

Et viendra me vieillir un peu demain matin

 

L’abandon est parti, lui-même abandonné

Reste alors les lumières qu’on a gardées en soi

La vraie clarté du jour, ma lumière adorée

Secrète en son alcôve, ma couronne et son roi

 



Fuir ou vieillir

La réaction de fuite devant l’épreuve … Elle apporte quoi ? elle fait perdre quoi ?

 

Je me suis jeté sous la table

Quand l’orage est venu tonner

Comme un animal de fable

Comme si j’avais pu changer

 

J’ai fermé les yeux sur le monde

Quand le monde criait sa faim

J’ai coupé, net, à la seconde

L’image qu’on voit à la fin

 

Comme un chien lâche, blotti dans l’ombre

Les pattes collées au museau

Les yeux voyant vers d’autres mondes

Fuir simplement pour rester beau

 

Mon corps voulait mourir aussi

Plutôt que voir, plutôt qu’entendre

Plutôt mourir que de s’y rendre

Le chien en boule déjà blotti




La mort bienvenue

 

Sam 21/7/7, je suis à l’hôpital, victime de vertiges (or interne) et de crises d’anxiété (tocs). Je craque quand ma femme vient me rendre visite…  Je voudrai ne plus vivre, elle me reproche d’oublier ceux qui resteraient, et qui m’aiment

 

J’ai croisé la mort aujourd’hui

Elle n’avait pas le goût qu’on dit

Elle ne m’a pas interpellé

Elle n’est pas venue me chercher

 

J’ai croisé la mort par désir

J’ai tenu sa cape de toile

J’ai pris sa bouche en un soupir

Je l’ai voulue, triste et si pâle

 

Ce que l’on a dit d’elle est faux

Elle n’a pas d’os et pas de faux

Elle est un désir, presque un cri

Elle est seulement ce qu’on dit

 

Elle n’a pas de masque morbide

Elle a ta tête de tous les jours

Cette tête là, qui, dans le vide

Te parais trop loin, pour toujours

 

Ce n’est qu’à toi que tu demandes

De bien vouloir tirer le drap

Sur ce visage gris de cendre

Plus d’amours ne visitera

 

Je voulais simplement partir

Prendre ta place, papa chéri

Très égoïstement partir

J’en ai honte mais je l’ai dit

 

Une voix tendre, une caresse

Tendre Christine à mes côtés

« Penses seulement à ceux qui restent »

« y a tu seulement pensé ? »

 

 



Nos corps

La chanson du prisonnier…ou comment, dans un monde sans corps, faire l’amour en partant d’un jeu… un jeu d’enfants.

Nos rêves font côtoyer deux mondes

Nos cœurs amis rêvent de vie

Et quand nos âmes se confondent

Instants magiques et tendre envie

L’amour sans corps n’existe pas

Crier sa joie, chanter sa peine

Nos cœurs savent qu’il ne faut pas

Gardiens patients de leur Eden

Si je dois m’occuper de toi

Si un jour nos corps sont d’accord

Si nos enfances ont fait le pas

Faut-il six notes pour un accord ?

Pour ne pas faire de tord au monde

Mes mains devront réinventer

Ce qui brûle en quelques secondes

Et consume l’éternité

Mon regard doit te dessiner

La découverte avoir un nom

Si ton corps s’offre pour de bon

Je n’oserai te regarder

Mes mains seront deux chevaliers

Deux guerriers lourds, chevaux agiles

Croisade de millions d’années

Au départ de ton cou fragile

Ils glisseront entre tes seins

Cerneront ces collines immenses

Jusqu’à dresser, haut sur chacun

L’étendard brillant de l’enfance

Et de leurs tentes hautes perchées

Ils descendront dans la vallée

Chercher sur ton ventre inconnu

L’espoir grisé des étendues

Ils feront mille fois le détour

Et mille fois te frôleront

Jusqu’à l’appel rauque et sourd

Et tes jambes s’entrouvriront

Et là seulement, interdits

Ils tourneront en cercles sages

En contournant autour du nid

Le puits bouillant de leur outrage

Ils n’auront qu’à tendre les bras

Et imposer leurs mains émues

Tu feras les allées venues

Je crois bien qu’eux, n’oseraient pas

Et lentement ce monde en marche

Se bercera de troubadours

De mots volés au pied de l’arche

Et se perdront dans tes contours

Ensuite ils perdront la mémoire

Guidés vers un graal mystérieux

Réveillés par un chant de gloire

Fiers, repus et aventureux

Ils ne quitteront pas ton corps

Longtemps après le soubresaut

En toi tu les devines encore

Comploter un prochain assaut

 




Mathilde a chanté l’amour

Poème écrit dans une situation difficile, … je me souviens des derniers jours écoulés.  Mieux qu’une adulte, une enfant est capable de construire des moments durables, en conservant la magie de l’instant et en effaçant de sa mémoire tout ce qu’elle sait déjà impossible…

 

Elle a chanté en disant ‘non’

Le poids moral de mille ‘oui’

Elle laissa en se retirant

L’immense empreinte de la vie

 

En suivant le cours de son eau

Elle est arrivée dans ma vie

L’eau forte et souple du ruisseau

Est froide, et j’y puise l’envie

 

En boudant le son de sa voix

Elle cria cet appel muet

Que des sirènes pour des rois

Ont chanté en des temps passés

 

En disant les choses qui sont

En priant un Dieu incolore

Elle a chanté cette chanson

Qu’à Noel j’entendais dehors

 

Je n’aurais cru cela possible

Je ne sais si ça a été

 J’ai dormi sans doute sur une île

Oublieux des gens qui passaient

 

Elle était si loin et si sage

En acceptant ce qu’elle devait

Elle inventa comme un passage

Entre raison et amour vrai

 

En accouchant ce muet langage

Elle avait dessiné l’enfant

De ceux qui naissent un jour, sans âge

Et qu’on nourrit d’air et de temps

 




Dame Domi

J’essaie de peindre ici un personnage sage, dévoué, …. Un autre monde, qui existe.

 

Dame Domi est une reine

Dame Domi petite sœur

A qui on vola la couronne

Son berceau nu reste en son cœur

Comme un lit à jamais défait

Mimi sait parler au malheur

Et le lover contre son cœur

Un bel écrin maquillé d’aube

Elle tutoie même la souffrance

Mimi trop sage pour la danse

Son monde connaît deux planètes

Qu’elle visitera tour à tour

Elle y donne tout ce qu’elle peut

Sagement elle s’oublie un peu

Et si son monde aimé s’écroule

Si le sang de l’ami se trouble

Sagement elle viendra l’aider

Laver, retendre l’oreiller

Elle sait la forme qu’il faut prendre

Elle saura faire tourner le monde

Plus ne respirer qu’en pleurant

Mimi est sage quand elle rit

Sage dans les plis de sa robe

On a volé petite reine

Le cœur d’enfant qu’on va te rendre



Dame Domi

J’essaie de peindre ici un personnage sage, dévoué, …. Un autre monde, qui existe. 

 

Dame Domi est une reine

Dame Domi petite sœur

A qui on vola la couronne

Son berceau  nu reste en son cœur

Comme un lit à jamais défait

 

Mimi sait parler au malheur

Et le lover contre son cœur

Un bel écrin  maquillé d’aube

Elle tutoie même la souffrance

Mimi trop sage pour la danse

 

Son monde connaît deux planètes

Qu’elle visitera tour à tour

Elle y donne tout ce qu’elle peut

Sagement elle s’oublie un peu

 

Et si son monde aimé s’écroule

Si le sang de l’ami se trouble

Sagement elle viendra l’aider

Laver, retendre  l’oreiller

 

Elle sait la forme qu’il faut prendre

Elle saura faire tourner le monde

Plus ne respirer qu’en pleurant

 

Mimi est sage quand elle rit

Sage dans les plis de sa robe

On a  volé petite reine

Le cœur d’enfant qu’on va te rendre

 




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