Au bonheur de mon arbre

  

Dans le bois de cet arbre

Dors encore ce violon

Dans l’écorce travaillée

Par le rabot d’un vagabond

S’arrondissent les galbes

Et se taillent les formes

Aux outils du regard

  

Par le bois de cet arbre

Quand l’amour en chemin

Fit sa rapide entaille

Venait s’éterniser un nom

Pour lequel un autre nom

A cru plus qu’en lui même

  

Dans le bois de mon arbre

Qu’importent les amours mortes

Mon arbre se souvient

Sur le tronc paternel

De morsures comme des lèvres

Des noms saignent le temps

D’entailles anoblies

  

Et mon arbre a poussé

Aux yeux clos de mon sommeil

Au matin je me réveille

Ses branches touchent l’oreiller

Ses feuilles me chatouillent le nez

  



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