Adieu mon amour, tu me restes déjà

Ecrit pour mon fiston, à l’occasion d’une rupture … montrer que leur manière d’arrêter était aussi belle que leur amour lui-même, qui restera tel qu’ils l’ont façonné

  

  

Il n’y a plus l’avenir,

Il y a ce que l’on a fait

Je ne veux pas de souvenirs

Mais seulement ce que je sais

  

On aurait pu bien sur

Fuir pour tout oublier

Gommer des phrases sans ratures

Frotter la toile juste posée

  

Il y a la douleur , bien sur

Il y a le prix du bonheur vécu

Le vide, et plus rien ne rassure

Et mes bras qui ne servent plus

  

On aurait pu la haine

Les cris troublants du désespoir

Ou tenter le regret, à peine

Ou bien,  fier, passer sans te voir

  

Il n’y a plus l’avenir,

Il y a ce que l’on a fait

  

J’ai l’écho de ton rire, et pas l’ombre d’un regret

J’ai la fenêtre close où s’étouffaient tes pleurs

Une chapelle cachée où je me suis osé

Là sommeillent encore tes tourments enfantins

  



Naif insouciant

1976… Je ressent déjà que ma vie devra être une lutte entre mes rêve et mes peurs…

  

Tu traverses un champs de blé

Tu sautes une barrière

Tu parles à un bleuet

Croquant la violette

  

Et tu as peur

  

Des barbelés du champs de blé

Des clous rouillés de la barrière

De ton pied lourd sur une fleur

  

La liberté, la tendre fille

La liberté que tu délivres

Est retournée en son pays

Doucement

Et tu l’as laissée.

  

A trop prendre le vent

A trop courir dans l’herbe

C’est toujours ton destin

Qui te prends par la main.

  

  



Sur les chemins de patagonie

1976… J’ai lu ‘le pape des escargots’ et ‘le roi de Patagonie’ …  je rêve.  Je tente de concilier la solitude du rêveur et son besoin (18 ans !) de trouver une âme soeur

  

Au vent des quatre lunes

Au monde que je fais

A ma chambre à coucher

Je crie gloire et je chante

  

Au silence des arbres

A la fureur du cœur

Aux mots que je vois naître

Je crie gloire et je joue

  

Des notes de musique

Des mots aux airs de notes

Sans profs’ ni mauvaises notes

Je crie gloire et je chante

  

A mon bureau de bois

Devenu bois de roi

Aux rois de mes exils

Je chante gloire et je pleure

  

Au vent des quatre lunes

Le soir vient de tomber

Sur une fenêtre allumée

Et je sais qu’il est là

Et je sais qu’ils sont là

Deux gosses ont pris le soir

Pour espérer l’espoir

Pour convaincre deux âmes

Que rien n’est impossible

  

Que pour savoir aimer

Suffit d’ouvrir les yeux

Voir ce qu’il reste à faire

Si le faire à deux n’est pas facile

Le faire tout seul n’arrange rien

  

  

Au pays de mes arbres

Aux gestes de mes cimes

Au souffle de mes branches

Je crie gloire et j ‘écris

  



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