Il faut que j’aime

1976… A 18 ans environ, je suis conscient de l’intensité des émotions amoureuses et de leur place importante dans le bonheur quotidien… Je décris naïvement la ‘muse’ qui catalyse tout ce bonheur rêvé (KH, probablement).


Pour les passants des rues
Pour les jupes vibrantes
Pour les visages volés
Au temps fou d’un cliché
Sans raison
Je pense à toi

Pour le ciel que mordent les toits
Et pour la forme des nuages
Que j’imagine et que je vois
Comme une plage à bancs de sable
Que le soleil vient fondre en rêve
Ce ciel que je chante
Sans raison
Je pense à toi

Par les murs de ma prison
Où le soleil vient se briser
Sur ta photo inanimée
Par les couleurs crasseuses
Où se colle le monde
Et sans plus ien savoir
Je t’attends

Par la musique que je vis
Par les paroles que je bois
Par les poèmes que je tente
Par les chants qui me viennent
Loin des craintes
Je te prends
Pour demain et à demain
Petite enfant



La femme dangereuse

J’ai 18 ans environ.   Je baigne dans un contexte de lectures (H BOSCO) et familial dans lequel la femme est avant tout dangereuse… et si belle

 

La femme est plus belle voilée

Plus dangereuse dévoilée

Et le bonheur en a les couleurs

 

Remets le vent où tu l’as pris

Et ranges le temps sous le lit

Ne parles plus d’amour

Attends ton tour

Sinon le mal te brûlera

 

Ne peins pas sur la toile blanche

De visage doux à ton image

Ne colore pas tes jours

 

Les couleurs passeront

Les gens t’oublieront

Les artistes sont des gens tristes

Qui attisent le sort

Et devinent leur mort

 

Remets le vent

Dans ces pays

Oublies les visages

Que tu  as vu dans la rue

 

Oublies les femmes qui mentent

Tu meurs quand tu les parles

Et quand tu les vis

Tu te maries avec  leur sort

 

Tes rêves avec la mer

En larmes dissoutes

Racontent les fonds marins

De pays sans raison

De royaumes sans age

Que bordent les chants des vagues

 

Puis une mer sans nom

Qu’il a fallu nommer

Mais laissée inconnue

Une femme voilée

Un torrent englouti

Un rêve par trop imaginé

 



L’amour en cage

J’ai 18 ans environ :  je décris l’amour impossible que je me construit, et la manière avec laquelle je m’en contente

 

Je te donnerai une voix

Que ton visage chantera

Je mettrai des rivages

Des mers et des plages

Dans ton regard

 

Je modèlerai tes paroles

Les mots de ton plaisir

Les souffles de ces mots

Que tu devras gémir

 

Je mettrai a tes mains

Les chaines de mon cœur

Puis un jour

Je te délivrerai



Parce que tu ne le sais pas et que je ne le sais plus

Qui peut oublier cette belle et intense douleur ?   Elle vient quand elle vient, et j’ai su l’écouter malgré la logique des choses … et des hommes

 

Où se cache le vent,

Maman ?

Où se cache le temps

Quand je sens une larme

Faire si mal a mon cœur,

Maman

Et creuser ma douleur

Pourquoi ? Dis le moi

Plus de bruits dans les feuilles

Plus d’enfants coloriés.

 

Où se cache l’horloge 

Quand je ressens que j’aime

Une meilleure que moi

Une plus douce que moi

Bien trop petite



A demain sur la lune

Poème d’un premier amour, secret.  L’enfant qui écrit est un enfant, mais il sait qu’il aime. Il sait que tout le séparera bientôt de l’être aimé.  Alors, puisqu’un enfant ne désespère jamais… à demain sur la lune

 

 

Mon amour mon enfant

A demain sur la lune

Oui car un jour sans fin

Nous vivrons en un cœur

 

A bientôt, très bientôt

Je te quitte et pourtant

Je sens bien que le vent

Un jour nous unira

 

Tu es fraicheur de vivre

Et baiser d’amour tendre

Tu es l’amour de vivre

Je ne peux que t’attendre

 

Sans toi le temps n’est plus

Qu’un bateau en dérive

Et bientôt je le sais

C’est l’adieu a la vie

Et bonjour sur la lune



Amer

Amer

Très jeune, Chercher et Découvrir l’amour en soi, et l’aimer comme il est : impossible…. Plus de trente ans ont passé et je n’en changerais une virgule pour rien au monde

 

Une enfant a des gestes

Amoureux, tendres et doux

Une enfant au grand cœur

Et dix ans, dix années

Tendrement, valsent

Entre nous, doucement

Et d’un voile léger

Embrument nos deux cœurs

 

Non, je n’aurais pas dû

Non, je le savais bien



Katia

Sans doutes parmi mes tout premiers poèmes, émotion d’enfance allumée comme un cierge qui ne s’éteint qu’au dernier souffle.

 

Un voyage, un rêve

Un enfant sur la plage

Une rive sans trêve

Qui ne cesse et dévale

 

Et l’enfant qui se mire

Son bateau a la main

 

Et mon cœur, mon enfant

Ma détresse, ma tombe

Je me roule et je bois

Ta saveur écoeurante

 

Et je regarde l’eau

En ne pensant qu’à toi.

 

Un voyage, un rêve

Un soleil qui se couche

Et le ciel lui aussi

Est aussi amoureux

 

Et les oiseaux le percent

Eraflent les nuages

 

Une femme regarde

Et sans un bruit

Lui sourit

 



Petite Ombre

Cette petite comptine parle de notre coin d’ombre… cette partie de nous qui nous échappe et qui connaît aussi l’amour

  

Aimer c’est avoir le cœur gros

Et mettre le nez sous la table

C’est espérer l’inévitable

Pour retrouver ce qui est beau

  

Petite Ombre s’y cache

Je ne sais qui elle est

Pour aimer, que je sache

Il suffit d’exister

  

Aimer, c’est vouloir commencer

C’est découvrir encore

C’est toujours cheminer

Vers ce coin que j’adore

  

Les enfants quelques fois

A l’abris de la nappe

Espèrent ce cœur qui ne vient pas

Attendent l’ombre qu’on attrape

  

Petite ombre elle-même

Ne sait pas qui elle est

C’est comme ça qu’on peut rêver

Et c’est comme ça que je l’aime

  

Une petite fille disparaît

Elle glisse comme un jouet

Sous les couverts qui étincellent

Elle rejoint l’ombre et devient belle

  

Les enfants se regardent

Il leur a suffit d’être deux

Le cœur gros d’un baiser d’adieu

Un bonheur absent qu’on se garde

  



Quoi de plus ?

Christine est absente de la maison toute la semaine, pour un stage. Et comme pour tout le monde, c’est l’absence qui nous fait toucher du doigt une question simple : l’amour qui dure a quoi de plus ?

Quand tu n’es pas là je te cherche

Ces yeux plissés dans un sourire

Obscur destin à qui j’adresse

Un respect clair comme un désir

.

Plus qu’une amie, comme une sœur

Sur qui le frère construit sa vie

Les vieux amants ont plus qu’un cœur

Si peu d’espace, tant de pays

.

Ta main déjà manque à ma main

Comme si manquait un bout de moi

Que d’y penser alors elle vient

Toujours, mon cœur, au bon endroit

.

Que reste t il après le feu

Après la grande découverte

Sortir son épingle du jeu

Le bonheur vient avant la quête



Le ptit amour

Que penser des moments ‘flash’ exceptionnels ou un homme s’attache à une femme, alors qu’il est comblé par sa vie de couple ? Cet homme doit il se cacher ? Rejeter ? ou tout simplement retrouver dans cette petite et courte épreuve un peu de son passé. On peut en effet parler d’épreuve pour le couple, pas forcément négative.

Je ne te connais pas, ptit amour

Je t’ai construit comme vient le jour

Un rêve posé sur une photo

L’enfant qui t’aime est un héros

Je ne sais rien de tes contours

Rien de l’écorce de ton rire

Et j’ai pourtant au plus profond

Cette émotion qui me torture

Je ne sais pas pour qui je rêve

Quand j’imagine que tu viens

Je jette un bonheur inutile

Je suis prêt à mourir pour rien

Mais que fais tu là ptit amour ?

De quel droit fais tu ce raffut ?

Alors qu’ici, aux alentours

Reigne déjà le grand amour ?

Le grand bonheur dont chacun rêve

Le beau, l’immense, l’indestructible

N’est il pas une fin en soi

N’est il pas roi en son domaine ?




1234

kantinof |
quelques mots parmi tant d'... |
MA PETITE FEE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Sur une île un trésor
| Mona... lit ça!
| le blog de jeanluke